Douce et gentille dame septagénaire,
j'ai rencontré
Maria da Assomption Correira
à la foire de Penafiel.

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Apprenant que ses chapeaux étaient fait main,
je lui ai demandé
si je pouvais venir chez elle
faire un petit Blogo-reportage-photos
sur son art.
Elle a tout de suite accepté,
trouvant l'idée extra.
Elle etait toute contente que quelqu'un s'interresse
à son travail
et
de passer par cet outil sympa
qu'est Internet.

Alors avec mon amie-soeur Fernanda,
on a convenu
d'un rendez-vous
et
on s'est rendues chez elle
le jeudi suivant,
à
Cruz do Vale
Vila Boa de Quires
Marco de Canaveses
.
A savoir que
Vila Boa de Quires
est LA Ville des Chapeaux de Paille
aux Portugal.

Elle nous y accueilli
avec son sourire craquant,
sous son appenti aéré
malgré une chaleur écrasante.

Et là,
j'ai halluciné.
Même Fernanda qui a toujours vu travailler
ces "Femmes en Noir"
la paille à chapeau,
on ne s'imaginaient même pas
l'ampleur incroyable
du travail qu'il faut éffectuer pour fabriquer
un chapeau.

Il faut tout d'abord
prendre un fagot de paille de blé,
et couper chaque brins
en plusieurs parties,
selon la tige.

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Ce travail fini,
elle trie les pailles
par grosseur
et
les refagotte.

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Viens ensuite le tressage.

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Et avec quelle aisance !!!!

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Voici plusieur sorte et taille de tresse.

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Elle fait ensuite des brassées
d'environ 15 à 20 mètres chacunes,
voir 30 mètres pour le chapeau le plus fin,
qu'elle mouille plusieurs fois
et fait sécher au soleil
avant de les passer
à la "flor de enchofre"
fleur de souffre
pour blanchir la paille tréssée.

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Elle ébarde ensuite
chaque brassées
aux ciseaux.

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Et après tout ça,
elle coud son chapeau à la main
avec un fil de couture normal.

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Après 15 jours,
le travail enfin fini,
voici
2 magnifiques spécimens de chapeaux
entièrement faits mains.

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De 10 à 25 Euros le plus fin chapeau,
je trouve c'est peu cher payé
pour un tel travail.

Je peut aussi vous affirmer
que je ne regarderais plus jamais comme avant
les chapeaux de paille,
me rappelant du travail éffectué
par ces braves femmes qui vivent de ce labeur.

Un verre d'eau fraiche citronnée
bien venue
et bu avec plaisir,
nous nous sommes séparées
après
de grosses embrassades
et la promesse de revenir la voir
en septembre.

CLARO
qu'à chaque fois que que je descendrais au Portugal,
j'irais saluer
la douce Maria da Assomption
!!!

Foi d'Zaza
!!!!

Maria da Assomption,
abraçava-os
muito muito muito
extremamente,
e agradece-os
por o vosso agradavel presente
que guardaria qualquer minha vida.
Beijos.

Isabelle

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